Le scandale de la Sécu étudiante, épisode 1

Oui, vous avez bien lu, la référence au terme épisode implique une suite, parce que sans aucun doute, ce billet aura le droit à son petit frère, dans les semaines ou les mois à venir. Et j’aurais très bien pu préciser saison 1, parce que le scénario est tellement abracadabrantesque qu’il pourrait être celui d’une série (toutefois avons-le, une série sur la sécurité sociale, ça ne vend pas du rêve…).

L’article ne sera pas bien long, car c’est juste un coup de gueule. Mais il s’agit quand même d’un bon gros coup de gueule, donc un peu long quand même (la logique féminine…).

*

Imaginez qu’on parle souvent du régime général de sécurité sociale en France, qu’on s’en agace et on râle régulièrement. Pas besoin d’imaginer en réalité, on a tous pesté au moins une fois contre. En revanche, démultipliez cela par, je ne sais pas, 2, 3, 4 ou 5 ? Vous obtiendrez le niveau d’agacement perpétuel des étudiants quant à leur sécu, et peu importe le centre auquel on est affilié. Pour avoir testé les deux, la LMDE et le réseau EMEVIA, qui regroupe les SMER (sociétés mutuelles étudiantes régionales parmi lesquelles on compte notamment la SMEBA et la SMEREP), il n’y en a aucun pour rattraper l’autre, et j’ai eu des problèmes avec chacun, ou presque. Et j’exclue les considérations politiques.

Il faut savoir que l’adhésion au régime de sécurité sociale étudiant est obligatoire, pour tous les étudiants du supérieur. On ne parlera pas des étudiants bénéficiant de régimes spéciaux, notamment de par leur parent (on les qualifierait presque de chanceux, quoique, on parle toujours de sécu donc…)

La Cour des comptes a dénoncé ce système dans son rapport de septembre 2013 sur la sécurité sociale. Je n’ai pas épluché tout le rapport (qui a été actualisé depuis, en septembre 2015), mais j’ai néanmoins pris le temps de lire le chapitre dédié au régime de sécurité social étudiant parce que c’est ce qui m’intéressait le plus. D’ailleurs, je vous glisse l’annonce du plan, histoire de. Je ne ferai pas de commentaire, car je pense qu’il parle de lui-même, et je vous laisse également le lien pour lire le rapport de 2015 dans son intégralité (pour peu que ça intéresserait certains).

Mais revenons à nos moutons, et parlons de la raison de mon coup de gueule. En dehors des retards chroniques des traitements des feuilles de soin, presque habituel et « normal » en matière de sécurité étudiante, je crois avoir une bonne raison de m’offusquer contre mon organisme de sécu.

Je fais partie de la catégorie des « étudiants-parents », ce qui ne posait jusque-là pas de problème dans la mesure où mon fils était bien pris en charge par ma sécu en sa qualité d’ayant-droit lorsque j’étais à la SMEBA (je vous passe les galères pour la prise en compte de ma déclaration de grossesse, qui se sont résolues relativement rapidement au vue de celles que je vis aujourd’hui). En déménageant en région parisienne pour la poursuite de mes études, cela signifiait changement d’organisme de sécurité étudiante, et donc transfert de dossier. Et là, BOUM, plus d’ayant-droit rattaché.

A priori, ça arrive fréquemment et ça s’arrange relativement facilement, sauf que cela rajoute encore des démarches administratives supplémentaires. Renseignements pour une demande de rattachement d’ayant-droit concernant mon fils, demande nécessitant un formulaire Cerfa, un extrait d’acte de naissance et mon numéro de sécu, et c’est tout. Je m’exécute donc prompto, on est début du mois de janvier 2016, et depuis plus RIEN.

Ou plutôt si. J’appelle la SMEREP (car oui, nommons-la !) régulièrement mais mon dossier n’avance pas. Je les interpelle sur Twitter, j’utilise le système tchat mis en place sur leur site, espérant tomber sur quelqu’un qui pourrait débloquer la situation, mais toujours rien. Et puis, il y a eu ce fameux vendredi, où on a fini aux urgences avec notre fils, alors qu’il n’est pas pris en charge par ma sécu. J’attends donc la facture du trésor public, avec toute la précarité que le statut d’étudiant implique. C’est l’exemple le plus parlant des frais dont je ne peux toujours pas demander le remboursement. Et j’en ai ras-le-bol. Je suis fatiguée de tout cela, c’est une honte !

Alors évidemment, on m’a annoncé à de nombreuses reprises, depuis janvier, un délai de traitement de ma demande de 4 à 6 semaines, hors ce délai est largement dépassé. J’ai donc déposé une réclamation, qui devait être traitée sous 3 semaines (« ah bon, on vous a dit ça ? mais c’est 10 jours une réclamation » – d’accord… mettez-vous d’accord entre vous les gars, et on en reparle). Là encore délai dépassé, j’envoie donc un recommandé avec accusé de réception, et depuis toujours rien. J’ai recontacté leurs services et à chaque fois la même réponse : « je comprends bien madame, je fais remonter en urgence », mais encore et toujours rien.

Ces carences administratives me mettent des bâtons dans les roues, et pour un organisme qui prônent des démarches facilitées pour les étudiants, ce témoignage est là encore une illustration de la réalité : tout le contraire. Ce qui est purement et simplement inadmissible. Et je le répète mais RAS-LE-BOL.

Alors dis-moi la SMEREP, je fais quoi maintenant ?

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